Zenigata

quand les bananes se plaignent de leur régime

Un deuxième tour en cuisine

Nouvel entretien culinaire, cette fois avec Ena Black une blogueuse amoureuse et voyageuse.1

Tu as ouvert ton blog La Pensine d’Ena en mai 2013, et tu as publié plus d’une centaine d’articles depuis. Ça paraît facile avec toi.

Mon plus gros problème quand je rédige un article, est de trouver une jolie accroche de départ. Une fois que je suis lancée, il n’y a plus trop de problèmes, mais trouver une belle introduction, sans tomber – trop souvent – dans le thème du « j’aime / j’adore / je suis trop contente de cette recette / blablabla » est toujours compliqué.2

Tu t’épanches peu sur ta vie privée. Comme c’est ton anniversaire aujourd’hui, parle-nous un peu de toi…

J’ai une relation conflictuelle avec les couteaux.3 [rires]
Depuis toujours, je ne suis pas une adepte des plats salés froids.4 Mais je suis très gourmande quand c’est bon.5 Je ne bois que très peu d’alcool et en très petites doses. L’umeshu est la seule boisson qui me rendrait alcoolique.6 Je ne regarde que très peu la télévision, mais je l’avoue, je suis les émissions culinaires. Alors si j’en apprécie certaines, j’en regarde d’autres uniquement pour le sujet et puis, il y a toujours quelque chose à apprendre.7

Ne suffit-il pas de suivre les recettes au gramme près pour faire de bons petits plats ?

Moi je fais tout au pifomètre.8 Alors oui, les puristes me diront « blablabla ». Et au final, c’est le goût qui prime.9

Parlons d’autre chose. Prends-tu des congés ?

Ah les vacances ! Le soleil, la chaleur, les explorations de toutes sortes. C’est fatigant !10 Quand on voyage, chacun a ses envies : farniente, nature, sport, ville, club ou en solitaire, etc. L’une de mes priorités – étonnamment – est de manger le plus de spécialités possibles !16 Quand je pars en vacances, j’aime bien avoir un guide ou deux sur ma destination. Même si tout n’est pas parfait, parfois, il nous réserve de bonnes surprises.11
Je suis la première à trouver que beaucoup de touristes sont vraiment insuportables, malpolis et surtout incapables de savoir-vivre.12

Et toi tu n’entres pas dans cette catégorie alors ? Plutôt réservée quand tu voyages ?

Déjà qu’ici, quand un vendeur me regarde trop, je n’ose pas rentrer dans une boutique…13

Apparemment tu adores autant voyager que cuisiner. D’ailleurs l’un accompagne souvent l’autre.

C’est vraiment très intéressant, d’un point de vue culturel, tant pour voir les différences ou constater qu’au final, nous nous ressemblons tous : la cuisine est importante, et nous touche tous de la même façon, même si les plats et les usages sont différents. Au travers des histoires, nous voyons comment la cuisine relie les gens, leur connote des souvenirs et surtout, comment ils la vivent au quotidien.14

Comme la gastronomie japonaise, par exemple avec l’umami ou la mikan.

Le jus de mikan est une drogue.15

À ce point-là ? Quoi d’autre ?

Le curry japonais, une autre de mes grandes passions culinaires !16 Avant d’aller au Japon, je n’aimais pas le curry. J’ai toujours trouvé que la poudre de curry qu’on trouve ici avait mauvais goût.8 Il faut savoir que le curry japonais est beaucoup moins pimenté que le curry indien.16

Il en faut pour tous les goûts. D’ailleurs, il y a forcément des choses que tu n’aimes pas.

Mon mari n’aime pas la cannelle par exemple.17 Moi aussi, après un voyage en Suède à trop manger de cannelle, je n’ai pas pu en ingurgiter pendant des années.18

Outre le Japon, ton séjour à Londres t’a également bien marquée.

Jusqu’à cette année, je n’étais jamais allée en Angleterre. Depuis janvier, j’ai corrigé le tir, et j’en suis à mon deuxième voyage !19 Les Londoniens sont vraiment sympathiques !20

Donc pour toi, voyager est essentiel pour étayer sa culture culinaire. La télévision et les livres aussi j’imagine. C’est tout ?

J’ai des amis vraiment fabuleux. Tout pour me faire plaisir : découvrir de nouveaux produits, artisanaux et traditionnels !21 Le très grand avantage quand nous allons chez des amis, c’est de découvrir des plats vers lesquels nous ne nous serions jamais tournés.4

Je pense que tes lecteurs te cernent mieux désormais. As-tu des conseils à leur prodiguer ?

Un repas ne peut pas se terminer agréablement sans un (ou deux) desserts !22 Attention : il n’y a aucun intérêt à prévoir plus que nécessaire et surtout plus que votre patience vous permettra de réaliser. Se dégoûter en prévoyant trop de préparation n’est pas une solution ! La pâtisserie doit rester un plaisir.17
La vérité se trouve donc dans votre palais.23 [rires]

Merci pour tes mots et ta bonne humeur Ena Black.

Itadakimasu !3


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